Un peu de Préhistoire et d'Histoire

le-tap-en-1952Les archives pourtant nous apprennent que, dans les années "trente", la jeunesse du village orientait ses loisirs vers le théâtre. Une des salles du vieux collège faisait l'affaire et la joie de jouer faisait le reste.

En 1938, celle qu'on a appellé pompeusement la Grande Salle est construite, accolée à l'Auberge communale. Pour la première fois, il y a une scène: rideaux, rampe, herse, décors de forêt, décor du Château, cage du souffleur, tout !

Puis la guerre éclate. Les premiers pas du théâtre villageois s'arrêtent…Mais en 1949, un groupe de nouveaux amis passionnés, entourés de quelques-uns d'avant-guerre, fondent le Théâtre Amateur de Prangins. Ce sera pour eux, durant sept ans, une très belle aventure, un beau parcours théâtral inspiré par l'amitié !

Le TAP en 1952

En 1956, la société est dissoute ! Pourquoi ? Manque d'assiduité aux répétitions, dispersion des forces, orientations diverses de la vie de chacun, lassitude. On ne peut en vouloir à personne. C'est un phénomène connu qui s'appelle l'érosion. Ça guette toutes les troupes, toutes les sociétés ! Il faut être vigilant...

Disons merci aujourd'hui à toutes celles et ceux qui ont fait vibrer les petites planches de Prangins.
Au hasard des souvenirs, quelques noms: Les Cailler, Braghiroli, Fillettaz, Wolf, Carmen Schmutz, Sonson Moser, Louis Uldry, Kino Droz, Ch. Perret, Bernard André, Mme Mosetti et d'autres...

Merci à tous !

Les temps nouveaux

extrait tribune 1967En 1960, un jeune instituteur est nommé à Prangins: Jean-Daniel Mottier, que tout le monde appelle Didi, depuis qu'il a trois ans ou même moins, il ne sait plus !

Trois passions l'habitent : l'enseignement, le football et le théâtre ! Il va les vivre pleinement toutes les trois à Prangins !

Le Destin fait qu'il rencontre à l'Ecole de Recrues d'infanterie de Lausanne deux garçons qui deviendront ses amis. Nous sommes en 1959. L'un est le fils de l'instituteur en place et directeur du Chœur d'hommes : c'est Gaston Zimmermann. L'autre est le fils de l'aubergiste de la commune : c'est Jacky Widmann. Tous les deux jouent au football et chantent dans la chorale.

C'est grâce à cette amitié naissante que Didi débarque à Prangins au printemps 60. Gaston et Jacky méconnaissent le théâtre. Didi, lui, en a fait depuis tout jeune et rêve d'une "compagnie" et de créations...

Il n'en faut pas plus pour qu'un soir après l'entraînement, il leur propose de fonder une nouvelle société. Il y aura, quelques jours après, la "nuit des longs statuts" dans le petit studio du jeune instituteur. Marcel Uldry, un autre mordu, s'était joint à eux et, au petit matin, après moultes engueulades et bouteilles, le TAP nouveau avait trouvé des bases. Une convocation-invitation est lancée à tous les jeunes, aux amis, aux anciens... 

La première réunion fondatrice a lieu à la salle communale, à la Régie, comme on disait alors. C'est un succès ! Plus de vingt acteurs en herbe sont présents. On va pouvoir commencer ! Le TAP nouveau est arrivé !

C'était en 1962 ! Il y avait tout à faire. La Caisse affichait zéro, mais les cœurs étaient fortuné.

Les idées de base pour le chemin à suivre

chanton-scene-theatreDidi est imprégné d'une certaine culture théâtrale de cette époque. Le théâtre populaire, il y croit pleinement. Il a lu et potassé de nombreux textes et revues. Il a assisté aux débuts des Faux-Nez. Il a vu la Compagnie Jacques Fabbri. Les éditions de la Compagnie "Grenier – Hussenot" lui apportent des pièces d'auteurs dont il ignorait totalement l'existence. Des noms le font rêver : "Les Copiaux", Dullin, Copeau, Jean Dasté, Chancerel, et bientôt le TNP, Jean Vilar, Gérard Philipe...

Voilà modestement le théâtre amateur qu'il imagine : proche du public, inventif, dépoussiéré, poétique et généreux.Vive un répertoire nouveau ! Vive la découverte !

Chantons sur scène, mettons des masques, jouons les anciens et les modernes.

Osons ! Le public suivra.

Les "archives" du TAP

pdfPlaquettes de 1962 à 1982

pdfPlaquettes de 1982 à 1992